23 avril 2008
Pékin Express
A propos de la question du boycott des JO et de tous les débats qui l’entourent. Moi j’ai pas de conseil ou d’opinion particulière à donner à propos de ça. Ne connaissant vraiment pas bien la Chine, je ne me permettrai pas de me prononcer pour ou contre.
Mais je tiens quand même à relever un point qui me semble important.
L’autre jour, alors que j’étais posée au soleil à écouter de la zik et lire des journaux, je me suis demandée ou avaient été fabriqués les objets présents dans mon sac à dos.
Bilan :
- Lunettes de soleil : made in China
- Housse d’appareil photo : made in China
- Sac à dos : made in China
- Casquette : made in China
J’ai fait le même test sur les objets de la copine qui m’accompagnait pendant ce bain de soleil. Et je suis arrivée au même résultat.
Bien sûr, il y avait des objets ou habits fabriqués dans d’autres pays comme le Vietnam, le Bengladesh ou l'Indonésie, mais voilà, ce qui dominait comme pays de provenance, c’était la Chine.
A partir de là, je trouverai ça totalement hypocrite de ma part de dire que je suis pour le boycott des JO, à moins que je me débarrasse de tous mes objets et habits fabriqués en Chine et que j’arrête d’en acheter à partir d’aujourd’hui.
Ça serait comme se prétendre altermondialiste et aller manger au macdo avec des nike au pied et griller une marlboro après avoir fini mon macpoulet. Ou écologiste et manger de la baleine et laisser des déchets dans une forêt où je serai allée pique-niquer.
Et c’est drôle parce que quelques jours plus tard, je découvrais une chronique de Nicolas Dickner dans le journal montréalais Voir où on pouvait lire, à propos de la question du boycott par les athlètes : « Dites-moi un peu : comment pourrait-on s’attendre à un boycottage sérieux de la part d’athlètes vêtus de la tête aux pieds de lycra, coton et autres espadrilles manufacturés en Chine ? De quelle indépendance font preuve ces équipes commanditées par des compagnies qui délocalisent dans le Guangdong à tour de bras ? ».
Enfin voilà, c’était juste
pour dire que quand on a des convictions et qu'on essaie de les faire valoir, c’est toujours plus crédible d’être cohérent dans ses pensées et actes.
Et aussi que parfois j’ai du mal à comprendre comment se construisent les échelles de mesure de haine envers certains pays plutôt que d’autres. C'est un autre problème, mais quand même lié.
ça fait longtemps qu'on est plus ou moins au courant de ce qui se passe de "contraire aux droits de l'homme" en Chine. Ca ne nous a pas empêché, jusqu'ici, de consommer des produits chinois. On est aussi au courant que ça se passe dans plein d'autres pays. Et pourtant, on continue par exemple d'acheter du pétrole en provenance de pays dans lesquels les droits de l'homme et la liberté de la presse y sont peut-être moins respectés qu'en Chine.
Gardons notre capacité d’indignation, mais n’en faisons pas n’importe quoi!
Tout ça me fait penser à une pub pour un télescope (on voit pas très bien mais cliquez sur la foto)
14 avril 2008
let the sun shine in
12 avril 2008
"Leave these poor sick monkeys alone, they're sick, they've got problems enough as it is"
tiré de la série "Flight of the Conchords"
08 avril 2008
clock is ticking...
" (...) Comment peut-on, dans notre vie trop remplie, avoir le temps d'avoir des passe-temps?
Plus une minute à perdre. Et bien sûr, c'était pour hier. Pourtant, dès qu'il y a un temps mort, c'est la panique. Il faut tuer le temps. Pour qu'il trépasse plus vite. S'armer de patience n'est pas la meilleure qualité de l'homme moderne. Ni celle de la femme. Il faut courir contre la montre pour rattraper le temps perdu. Chercher de midi à quatorze heure pour trouver le temps de prendre le temps. Combler le vide des secondes qui s'égrainent pour remplir ses journées d'instants éphémères. On nous promettait la civilisation des loisirs, on a eu droit à la culture du temps qui passe. Et plus le temps passe, moins on en a pour le passer.
Il est moins une. Mais la vie se facture à l'heure. Il faut gagner du temps pour avoir encore le temps d'en perdre. Un passe-temps, c'est du temps passé qui ne repassera plus. Du temps perdu qui ne reviendra plus. Du temps écoulé qui ne sera plus. Quand notre dernière heure aura sonné, il sera toujours temps d'arrêter."
Pascal Henrard - Urbania, n°19, Printemps 2008
07 avril 2008
fais comme l'oiseau
04 avril 2008
on en parle en ville
la semaine prochaine, je vais assister à la soirée de lancement du Tenori-on au Canada.
en exclusivité, première réaction du sud-ouest: " c'est mignon on dirait un chant de petit animal mignon"
.... et du sud-est: " oh putaing il taquine le gars!"















